jeudi 26 février 2015

Les terroristes versent dans la contrefaçon

La génération Kouachi-Coulibaly se Nike TN tourne de plus en plus dans la vente de fausses marques, un secteur lucratif et peu risqué. Un nouvel angle d'attaque pour la justice.
Trafic de cigarettes, de médicaments, de parfums, de vêtements et même de pièces détachées automobiles. Pour les nouveaux sicaires de l'islam radical, tout est bon quand il s'agit de financer la cause. La séquence des attentats de Charlie Hebdo, qui a fait 17 morts, les 7, 8 et 9 janvier dernier, vient de le démontrer: il n'y a pas besoin de lever des fonds colossaux pour semer l'effroi au pistolet automatique et à la kalachnikov en France ou ailleurs en Europe. Y compris au Danemark.
Les frères Kouachi, à l'origine de cette nouvelle offensive terroriste, vivaient de trafic de drogue mais aussi et surtout de vente de produits contrefaits, des chaussures Nike notamment. TN Pas Cher Leur complice Amedy Coulibaly avait, pour sa part, complété le budget «opérationnel» des deux frères par un vulgaire crédit à la consommation souscrit auprès d'un organisme bien connu. Une kalachnikov au marché noir vaut de 1300 à 1500 euros, un lot de 100 cartouches 300 euros, un gilet pare-balles ou un pistolet automatique guère plus.
«Il est loin le temps du mécénat international, où, comme en 1995, un Charles Pasqua, alors ministre de l'Intérieur, en pleine vague d'attentats, était obligé de faire un voyage en Arabie saoudite pour inviter poliment certains officiels sur place à suspendre leurs dons aux organisations terroristes qui ciblaient alors l'Hexagone!», commente un préfet très au fait des questions de sécurité. Tandis que les chefs de gouvernement se réunissent aujourd'hui pour échafauder des stratégies complexes visant à détecter des mouvements financiers susceptibles d'alimenter le terrorisme, Nike Dunk les professionnels de la chasse aux djihadistes de tout.

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