En lâchant, presque incidemment, Nike Requin au Catholic Herald que les finances du Saint-Siège étaient plus saines qu'on ne le croyait et qu'il avait déniché dans des "comptes oubliés" plusieurs "centaines de millions d'euros", le cardinal George Pell a provoqué un sacré charivari.
Certes, a vite précisé le Vatican, cet argent n'est en rien illégal.
Mais cet "oubli" confirme ce que la démission de Benoît XVI avait laissé supposer: la gestion des finances de l'Eglise est pour le moins chaotique. L'Institut pour les oeuvres de religion ( IOR), la banque de l'Etat pontifical, a été incriminé dans le passé pour son manque de transparence. L'IOR aurait abrité de l'argent sale de la Mafia et TN Requin contrevenait encore récemment aux règles élémentaires de la la réglementation bancaire.
L'ancien pape avait jeté le gant, incapable de démêler l'écheveau louche des transactions financières de tous genres.
Elu, entre autres, pour faire le ménage, François a désigné pour cette mission de confiance un homme à poigne, l'Australien George Pell - qui a figuré un temps sur la liste des papabili.
En avouant avoir retrouvé cet argent qui dormait sur des comptes en déshérence, le dignitaire catholique entend bien prendre à témoin l'opinion publique. C'est la preuve que la lutte pour le pouvoir au sein de la Curie est loin d'être terminée.
Le contrôle des Nike TN comptes de l'Eglise est une première bataille; ce ne devrait pas être la dernière.
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